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Cercle Emile Storck
Emile Storck Kreis
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Emile Storck
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Discours de remerciement du 23 mars 2012 Strasbourg (collège doctoral européen)

Monsieur Alain Beretz, Président de l'Université de Strasbourg
Monsieur Justin Vogel, Vice-Président du Conseil régional d'Alsace,
Président de l'Office pour la langue et la culture d'Alsace
Monsieur Alain Hauss, Directeur des affaires culturelles d'Alsace
Mesdames & Messieurs, membres du jury Mesdames & Messieurs

Le Cercle Émile Storck-Emile Storck Kreis vous remercie de lui avoir décerné le Prix du patrimoine Nathan Katz. Cette distinction rend avant tout hommage au poète Émile Storck qui nous a quitté il y a quarante ans et honore ses quatre traducteurs. Je souhaite associer à cet hommage celui qui ma fait découvrir l'œuvre du chantre du Florival : Jean-Pierre Meistermann. Albert Strickler se dit heureux d'avoir pu traduire la poésie d'Émile Storck, nous partageons ce bonheur avec lui. Mais le temps presse, il faut traduire assure Jean-Paul Sorg, cest la seule possibilité qui nous reste pour faire connaître ses poèmes et proposer des versions bilingues. Emile Storck à traduit en son temps Verlaine et Baudelaire. Il y a quelques années Jean-Paul Gunsett a lu un de ces poèmes devant un public averti à Freiburg, il a été ovationné par l'auditoire qui a reconnu la valeur exceptionnelle de la traduction. Aurons nous le même succès ? Émile Storck a démontré à travers sa poésie et ses drames que notre Sproch n'est pas une simple langue vernaculaire, non il la élevée au rang de langue pleine.
D'aucuns dirons : « D'ailleurs ce n'est pas de l'alsacien c'est de l'allemand, as ìsch kè Elsassisch, às ìsch Ditsch» oui intrinsèquement c'est de lallemand. Sa langue n'est pas celle de l'apéritif du dimanche matin ìn dr Wìrtschàft ou celle du Derdalaspeel, c'est une langue qui donne ses lettres de noblesse à notre Müetersproch, d'autres ont essayé sans vraiment y parvenir, ils connaîtront un certain succès, poète marginalisé il sera si peu prophète en son pays. Pour Émile Storck le dialecte ne pouvait survivre que s'il évoluait, il lui fallait en permanence s'enrichir et s'étoffer, cela n'a pas été le cas. A travers son œuvre il a démontré que cette langue cachait une richesse, une complexité et une profondeur qui lui a permis de l'amener à un niveau de perfection sémantique et grammaticale. Tout peut être écrit en alsacien quand on sait, mais encore faut-il le vouloir. Le professeur d'École Normale avait très tôt, dès la fin des années quarante, compris l'intérêt que représentaient le bilinguisme et l'apprentissage de l'allemand dès l'école primaire, il intégrera dans ses cours l'enseignement de ce qui deviendra plus tard, peut-être trop tard, l'enseignement de la Langue et de la Culture régionale, il était en avance en ces douloureux lendemains de guerre. L'avenir du dialecte appartient encore à ses locuteurs. Notre travail de traduction veut contribuer à cette renaissance du dialecte, être une des nombreuses pierres apportées à l'édifice : Rede Elsassisch, un rede nìt so viel drum herum, un hole d' Kràft fìrs àui bi da Dìchter! Denn :E jedes Volk hat d'Sproch wun às verdient,un holts fir si ke Kraft bi sine Dichter,no wurd si teig un zitig zum Vergeh...so wie ne Äpfel fült im Winterschnee.
Émile Storck, (Melodie uf der Panfleet) Chaque peuple na que la langue quil mérite
Et sil ne puise pas des forces chez ses poètes,
Elle deviendra blette, bonne pour disparaître,
Pareille à une pomme qui pourrit dans la neige.
Ces traductions ne sont qu'un début, il doit y en avoir d'autres affirmait hier après-midi Albert Strickler. On ne se privera pas d'un tel bonheur.


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Assemblée constitutive du Cercle Emile Storck