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Emile Storck
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RÀGETAG IN DE BÀRGE

Noh de dunkle Wulke kumme
wider Wulke. Wie verschwumme
isch der Luftrauim um eim ume,
un dur Stunde heert mer numme

lààr Geklàtsch im ànge lààre
Horizont wu da ràgeschwàre
Nàwelschwade am ungfàhre
Himmel nohgezoge wàre.

Bàim un Matte han ke Gstalte
un ke Farwe meh gebhalte,
un der Ràge will nit halte !

S isch wie wenn uf grauie Sohle
d Ràgefrauie üs de hohle
Fàrne alli Nässe hole.

Émile Storck (Melodie uf der Panfleet, p.37)
Gsang vu da Nawelfrauie

Unsri grauie Schleier wàhje
schwàr in lange grade Reihe
in de lààre Büechebàim.
Dunkli schlanki Tanne bade
in de fichte schwanke Schwade
schmal mit glànzig wisse Sàim

Un mir dràhje uns un fàge
unsri lichte Riselràge
iwer d nasse Felsehàng.
Üs de tiefe Runse kumme
hohli Teen un lislig Summe,
Murmle, dumpf un bang un àng.

Uf em Ràge sine Spure
ziege d Nàwelfrauie dure,
fille langsam Wald un Tal.
Fescht un voller rüsche d Brinne
d Luft will grauier zàmmerinne,
Trürigkeit tropft iwerall.

Emile Storck Medodie uf dr Panfleet, S.53
Ce chant des dames de brume (Nawelfrauie) qui hantent les hêtraies et les sapinières est celui des dames blanches qui se promènent dans les contes et légendes du Florival sur les pentes du Oberlinger, du Geffenthal ou encore du Breidenstein.
Ces sirènes éconduisaient les voyageurs des temps passés, les guettant au sommet des cols, ou au fond des vallons. Elles les entouraient de leur voile blanc et leur faisaient quitter le droit chemin en quelque sorte pour les perdre au plus profond de nos forêts florivaliennes.
On aura compris qu'il sagit de ces nappes de brouillard, souvent épais, qui surgissent en un rien de temps, venues on ne sait d'où et vous enveloppent puis disparaissent aussi vite quelles sont apparues pour une destination toute aussi mystérieuse.
JOUR DE PLUIE EN MONTAGNE

Ce ne sont que nuées tout le long.
Nuées sur nuées. Comme une éponge
l'air ruisselle de partout et l'on
n'entend des heures durant comme en songe

qu'un bruit creux se répétant depuis
l'horizon étroit où des brouillards
s'étirent en lambeaux chargés de pluies
sous un ciel douteux qui fait buvard.

Arbres et prairies nont plus de contours
ni de formes et de couleurs précises -
c'est comme s'il pleuvait pour toujours,

comme si sur leurs semelles grises
les sorcières avaient pris le soin
de puiser toute l'eau de très loin.

traduction Jean-Paul Sorg
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Waldnacht

Nàwel geischtre üs Schluchte,
Wiss mit verrissenem Rand.
Bàrge mit Felse un Buchte Lüege wie Insle ins Land.
Nachtluft rüscht in de Tanne Lislig im Ragegetropf.
Veegel schlofe un spanne d'Fàttig iwer der Kopf.
Nàwel stige un spinne, Still verstreit un verwàiht.
Lang versunke im Sinne Stün ich in d' Dunkelheit

(Melodie uf der Panfleet, Heimet)

Nuit en forêt 

Blancs, les bords déchiquetés,
des brouillards fantômes s'échappent des ravins.
Les montagnes dont les rochers et criques émergent comme des îles contemplent la plaine.
Doucement l'air nocturne frémit dans la pluie qui s'égoutte sur les sapins.
Des oiseaux dorment, une aile repliée sur leur tête.
Les brouillards montent et tissent leurs toiles qui se dispersent puis se dissipent.
Plongé un long moment dans mes pensées, je reste là, songeur, à fixer l'obscurité.

(traduction Richard Ledermann, Albert Strickler,Jean-Paul Sorg et Jean-Paul Gunsett)